L'UTOPIE OU LA MORT

05 avril 2011

Profession de foi

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27 mars 2011

http://sauvons-lecole.over-blog.com/article-valerie-pecresse-et-le-prof-de-maths-70361799.html

http://www.youtube.com/watch?v=KtO7UM0D1Ns&feature=player_embedded#t=0s

Valérie Pécresse, née Valérie Roux, est la fille de Dominique Roux, professeur d'université et président de Bolloré telecom. Catholique pratiquante[1], elle est mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pécresse (directeur général adjoint d'Imerys) et mère de trois enfants, prénommés Baptiste, Clément et Émilie[2].

Elle étudie à l'Institution Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine et obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans[3]. Après une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles, elle intègre HEC Paris, dont elle est diplômée en 1988. Elle intègre ensuite l'École nationale d'administration (promotion Condorcet, 1990-1992), dont elle sort 2e.

De 1992 à 1998, elle enseigne le droit constitutionnel à l'Institut d'études politiques de Paris, tout en étant auditrice au Conseil d'État. De 1993 à 1998, elle est également conseillère auprès du service juridique et technique de l'information (SJTI), rattaché au Premier ministre français.

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20 janvier 2011

Noter est-ce évaluer?

Noter est-ce évaluer?

Le point de vue d'un Inspecteur

Jean-Paul SAUZEDE
IEN IO honoraire
Membre de la CAN du SNPI-FSU
décembre 2010


Les notes et l'orientation ou comment le système scolaire distille ses élites...1

Malgré l'affirmation courante de sa nature démocratique, le système scolaire français est fondamentalement sélectif, car il fonctionne comme un appareil de distillation fractionnée 2.

Dans cet article, je me limiterai au champ du second degré, même si les élèves sont notés dès l'école primaire, car à la fin du CM2 la quasi-totalité des élèves entrent au collège et c'est au sein du collège et du lycée que la mécanique de la notation alimentera les procédures d'orientation et d'affectation


lire la suite :

http://syndicat.snpi-fsu.org/index.php?option=com_content&task=view&id=353&Itemid=2

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19 janvier 2011

L'évaluation (Nathalie Mons)

extraits de l'entretien publié sur le Café Pédagogique

Evaluations de CM2 : "Le Ministère se heurte au refus d'un dispositif dont les objectifs politiques ne sont pas clairs"
Auteur d'un rapport européen sur les effets des évaluations standardisées et sur les politiques d'évaluations, Nathalie Mons ne voit pas seulement dans les évaluations de CM2 "une formidable régression technique". Elles sont aussi le résultat des errements des politiques.

Le montage du dispositif d'évaluation a mal été engagé initialement, dominé la première année par un acteur qui manquait totalement de compétences techniques, la DGESCO. Il aurait fallu mettre tout cela à plat l'année dernière, repartir de zéro en s'appuyant sur les nouveaux apports techniques de la DEPP. C'était la condition pour redonner une crédibilité à l'instrument.

S'agit-il d'une évaluation diagnostic ? Elle doit alors concerner tous les élèves en début d'année. S'agit-il d'une évaluation bilan qui donne une photo des acquis des élèves à un palier particulier du système éducatif ? Il est alors préférable qu'elle soit conduite en fin d'année et pour des raisons de coût sur un échantillon représentatif d'élèves et d'établissement.
Le dispositif actuel est un mélange des deux qui n'a pas de sens statistiquement parlant.

En France, avant que la DGESCO ne s'empare du dossier et tente de le piloter seule, la DEPP avait déjà largement acquis ce niveau de compétences techniques, la France avait un panel fort riche d'évaluations standardisées. Ce dispositif représente une formidable régression technique. Il a moins un objectif de validité de la mesure des acquis scolaire qu'un objectif politique d'évaluation des réformes et à terme de reddition des comptes par les acteurs locaux. Les contraintes de la LOLF en termes d'indicateurs nécessiterait seulement une évaluation sur un échantillon.

Si l'on souhaitait réellement réaliser une évaluation indépendante du système éducatif français, elle pourrait être conduite sur la base d'un échantillon par une agence ou une institution indépendante du ministère comme cela se fait souvent à l'étranger. Mais les politiques qui imposent aux autres acteurs une culture de l'évaluation et progressivement une obligation de résultat ne sont pas prêts à se l'imposer à eux-mêmes.


Nathalie Mons

Maître de conférences en sociologie, université paris-Est Marne-la-Vallée, chercheur au laboratoire du LATTS.


Nathalie Mons a récemment rendu à la Commission européenne un rapport sur les effets des évaluations standardisées et sur les politiques d'évaluations standardisées dans les pays européens.

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22 décembre 2010

Une régression : le redoublement

Sur le site du CRAP:                  

L’actualité éducative du N°433 de mai 2005                                      

Une régression : le redoublement                                   

Par Jacques George

                                                                            

Il y a 17 ans, le numéro 264-265 des Cahiers se demandait déjà : « Redoublements... Est-ce vraiment utile ? » trente pages d’analyses qui se terminaient par des propositions alternatives, l’inefficacité de cette mesure bien française ayant été établie. Mais le redoublement a perduré, malgré les études qui périodiquement en montrent l’inefficacité. Il commençait toutefois à régresser  au moment où la « loi Fillon » vient en encourager l’usage... Jacques George fait pour nous le point sur cette question.

                                     


                    Le mot n’est pas dans le projet de loi Fillon, mais les articles 12 et 13 sont clairs, ainsi que le rapport annexé : le redoublement, qui ne pouvait pas intervenir au cours d’un cycle, peut désormais intervenir pour chaque classe. Cela répond au souhait de beaucoup d’enseignants et même de parents. Mais cela ignore superbement les conclusions de la recherche, d’une étude de la DEP [1] et d’un Avis du HCEE [2].

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Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire

Sur le site du ministère en 2005!!!
       

Évaluation et statistiques    

Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire : nouvelles analyses, mêmes constats
[archive] Les dossiers évaluations et statistiques - N°166 mai 2005

Ce dossier présente un ensemble d'analyses effectuées par la Direction de l'évaluation et de la prospective sur la question du redoublement au cours de la scolarité obligatoire. Fondées sur des données actuelles, issues des panels d'élèves et des évaluations nationales et internationales de leurs acquis et de leurs attitudes, ces nouvelles analyses confirment ce que rapporte la littérature disponible sur le sujet, tant au plan national qu'international. Elles prennent notamment en compte des enquêtes récentes qui ont élargi le domaine de l'évaluation des acquis cognitifs à celui des aspects liés à la motivation ou bien encore l'estime de soi.

En règle générale, à l'école et au collège, le redoublement s'avère peu équitable et inefficace du point de vue des progrès individuels des élèves. Il affecte négativement la motivation, le sentiment de performance et les comportements d'apprentissage de ceux-ci et les stigmatise : à niveau égal en fin de troisième, les élèves « en retard » obtiennent de moins bonnes notes que les élèves « à l'heure », sont moins ambitieux que ceux-ci et sont plus souvent orientés en filière professionnelle. En outre, les comparaisons internationales montrent que le redoublement est inefficace du point de vue des résultats d'ensemble des systèmes éducatifs.

Le redoublement au cours de la scolarité obligatoire : nouvelles analyses, mêmes constats [archive] télécharger (989.06 Ko, pdf)

           

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Le redoublement est-il une seconde chance ?

Article de "Sciences humaines"

Le redoublement est-il une seconde chance ?

                               

Les enquêtes internationales montrent que la France est la championne du redoublement. Plus d’un tiers des élèves redoublent au moins une classe pendant la période de scolarité obligatoire (école élémentaire + collège) et 15 % deux fois ou plus. En ajoutant les redoublements au lycée, un élève sur deux sera « victime » d’un redoublement au cours de sa scolarité, pourtant reconnu aujourd’hui par la plupart des spécialistes de l’éducation comme « la méthode la plus inefficace qui soit pour surmonter ses difficultés ». Tous les pays nordiques (Suède, Norvège, Finlande, Danemark) mais aussi des États comme la Grèce ou le Portugal l’ont définitivement supprimé.
Christian Forestier va jusqu’à parler d’un « véritable génocide pédagogique », lorsqu’il s’agit des redoublements précoces : un élève qui a redoublé au cours préparatoire (CP) ou au cours élémentaire (CE1) a près d’un risque sur deux de finir sa scolarité sans diplôme, alors que des études montrent que ceux qui ont poursuivi le cursus (à niveau égal) sans redoubler s’en sortent beaucoup mieux. Pour l’élève, redoubler consiste à devoir refaire à l’identique ce sur quoi il a échoué. À la perte de confiance en soi s’ajoute la perte de ses camarades du même âge, passés dans la classe supérieure, un déclin de son estime personnelle et un sentiment de relégation et de stigmatisation.
En matière de lutte contre l’échec scolaire, le redoublement va à l’encontre de toutes les recherches qui recommandent de différencier les méthodes pédagogiques selon les besoins de chaque élève. Mais alors, pourquoi l’école française s’entête-t-elle à faire redoubler les élèves, au point que la loi d’orientation Fillon de 2005 vient de renforcer le pouvoir des enseignants dans ce domaine ?
Certains y voient une tradition académique très ancrée dans la culture française, selon laquelle les élèves devraient avoir assimilé à la lettre l’ensemble des programmes d’une classe pour passer à celui de l’année suivante. Ce serait aussi un moyen pour les enseignants de lutter contre une hétérogénéité des niveaux, considérée comme ingérable.
Mais les mentalités sont peut-être en train de changer. Une récente enquête des services d’évaluation du ministère de l’Éducation (DEPP) montre qu’aujourd’hui, 83 % des enseignants (en primaire et secondaire) préféreraient à la solution du redoublement la possibilité de délivrer un soutien scolaire individualisé (1).

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Les notes à l'école

Doit-on supprimer les notes à l'école?image001

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19 décembre 2010

Morin Edgar:Sur la complexité restreinte et la complexité générale

Sur la complexité restreinte et la complexité générale

Biographie

Faire la synthèse de l'ensemble des connaissances. Cette tâche, reposant sur le besoin d'unité de l'esprit humain, allait de soi dans l'antiquité, elle était encore possible à la Renaissance; depuis plus de deux siècles, elle est impossible en raison notamment de la multiplication des savoirs spécialisés. Trop de gens en ont toutefois conclu que ladite tâche, parce qu'elle est impossible, a cessé d'être nécessaire. Edgar Morin n'est pas tombé dans ce piège. Il a compris au contraire que l'éclatement du savoir rend l'effort de synthèse encore plus impérieux. Cela le mit dans l'obligation de tenter l'impossible. Là se trouve l'étincelle initiale et le sens de son œuvre.

Au milieu du XXe siècle, pour remédier au même mal, C.P.Snow, écrivain et physicien anglais, proposa l'idéal de troisième culture, synthèse de la culture scientifique et de la culture littéraire. Son message n'eut guère d'écho sauf peut-être dans les hauts lieux du savoir californien où se forma autour de l'idée de troisième culture le club des digerati. Edgar Morin ira beaucoup plus loin: jusqu'à l'abolition des frontières entre les disciplines. Face aux contraintes artificielles dans la connaissance, il fera preuve d'une liberté rappelant celle de Goethe, lequel s'adonna à la géologie, la botanique, la physique, la littérature. Il est vrai que l'ère de la spécialisation s'ouvrait à peine à ce moment.


Elle atteignait son sommet quand Edgar Morin est entré en scène. On peut dire de ce cavalier français qu'il partit d'un aussi bon pas que Descartes, mais dans la direction opposée :vers le plus complexe plutôt que vers le plus simple.

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Conférence de Michel Serres autour du thème 'Invention'

Conférence de Michel Serres autour du thème 'Invention'

         

Conférence enregistrée le mercredi 5 décembre dans le Grand Amphithéâtre de l'Université Lumière Lyon2, dans le cadre des 10 ans de Doc Forum.

Michel Serres académicien, philosophe ne se contente pas du rôle habituel dévolu aux membres éminents des institutions en charge de la conservation des connaissances, Académies, Universités, Ecoles. Fidèle à la tradition des intellectuels porteurs de savoir et soucieux de sa diffusion auprès du plus grand nombre, il reconnaît à tous ses auditeurs la qualité d'être d'abord des savants du quotidien plutôt que des ignorants de la science académique.

Citoyen du savoir, il est un passeur entre sciences exactes et sciences humaines, il concilie pensée classique cartésienne et une conception de la raison qui laisse place à la fragilité des sentiments et de la communication qui font aussi la condition humaine.

       

      

      

Invention - Michel Serres (Audio)
6 décembre 2007 11:25

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